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Il faut croire que chez nous, les perce-neige ont cédé la place aux perce-chaussée pour annoncer le printemps. En effet, avec le dégel et la fonte des neiges, nous découvrons, indignés ou résignés, les nids-de-poule qui prolifèrent chaque année.

Le Québécois de la ville, comme celui des champs, reprend alors du zèle à zigzaguer à travers les rues et routes défoncées dans une frustrante tentative d’éviter trous, crevasses et cratères afin de ménager sa monture, qu’elle soit voiture, moto ou vélo.

Responsabilités des villes ou du gouvernement

Mettons une chose au clair tout de suite. Si vous détruisez un pneu ou votre suspension à cause d’un nid-de-poule, les Villes ou le Gouvernement ne sont pas responsable. Et bonne chance si vous tentez un recours. Si toutefois vous penses être en mesure de prouver qu’ils étaient au courant depuis un certain temps du problème et qu’ils n’ont rien fait pour le régler, vous pourriez réussir à obtenir gain de cause.

Les nids-de-poule seulement au Québec ?

En date du 29 avril 2017, la Ville de Montréal avait colmaté quelque [i]150 000 nids-de-poule, soit [ii]25 % de plus que l’année dernière à pareille date. Ce chiffre recense seulement les colmatages effectués par équipement mécanisé sur les 800 km de réseau de la métropole, et n’inclut pas tous les colmatages effectués par les 19 arrondissements sur les rues locales. Malgré cela et un budget de 3,5 millions $ consacré aux nids-de-poule, selon un porte-parole de la Ville de Montréal, 50 % des rues de Montréal sont actuellement en mauvais état…

« Le printemps est une période critique, surtout cette année avec les nombreux soubresauts de notre météo. Étant donné les différents types de dommages causés par les nids-de-poule, il vaut mieux consulter un spécialiste autant en mécanique qu’en pneus, qui soit en mesure d’évaluer et de réparer tout sous un même toit. Cela permet de réduire  coûts et délais tout en simplifiant le processus de réclamations.», déclare Aline Albert, propriétaire d’une franchise OK Pneus qui s’intéresse particulièrement au sujet.

À Québec, après avoir constaté que 60 % des signalements de nids-de-poule concernaient les mêmes rues, la Ville a mis au point un programme de prévention qui s’est avéré concluant : asphalter les segments les plus touchés en 2016 a permis d’éliminer l’apparition de nids-de-poule sur ces routes cette année. [iii]Du 1er janvier au 31 mars 2017, le nombre de signalements de nids-de-poule par des citoyens (qui comptent pour seulement 11 % des travaux de colmatage) a considérablement diminué, passant de 2486 en 2016 à 1035 cette année. À Gatineau, qui comptait quelque [iv]62 970 colmatages en 2016, un programme préventif et efficace avait été mis en place. À Sherbrooke, la moyenne des nids-de-poule semble être à la baisse, le [v]budget étant passé de 629 000 $ en 2015, à 559 000 $ en 2016 à 371 000 $ en 2017.

Si cela nous donne quelques indications sur la situation au Québec, le reste du Canada n’échappe pas au triste phénomène chronique des nids-de-poule. La ville d’Edmonton constate l’apparition d’environ [vi]455 000 nids-de-poule chaque année. Ce chiffre impressionne. Est-ce à dire que la capitale de l’Alberta est quatre fois plus affectée par les nids-de-poule que Montréal, ou qu’elle est quatre fois plus efficace à les comptabiliser? Pour tirer les conclusions adéquates, il faudrait approfondir les recherches afin d’obtenir des données comparables et tenir compte de tous les facteurs en jeu, notamment les écarts de température, le nombre de véhicules en circulation, la superficie du réseau routier, les budgets alloués, le ratio de colmatages, la méthode de comptabilisation, etc.

Quoi qu’il en soit, ici comme partout ailleurs au Canada, nous devons composer avec cet aléa de la vie en roulant prudemment. CAA-Québec préconise de ne pas freiner dans un nid-de-poule, mais plutôt de ralentir avant et de relâcher les freins lorsque la roue passe dans le trou, et ce, afin d’éviter le transfert de masse vers l’avant du véhicule qui accroît la pression et le choc sur les roues avant et, par conséquent, les risques de bris et de crevaison.

« Mieux vaut être vigilant au volant, car, en plus des coûts associés à la réparation des dommages au véhicule ou à la roue, les nids-de-poule occasionnent beaucoup d’inconvénients. N’hésitez pas à les signaler à votre service de travaux publics. C’est un réflexe à développer, qui rend service à tous les usagers de la route », de conclure Mme Albert.

SOURCES:

[i] Source : Ville de Montréal – données du 3 mai 2017

[ii] Source : Ville de Montréal – données du 3 mai 2017

[iii] Source : Ville de Québec – données du printemps 2017

[iv] Source : Ville de Gatineau : http://www.ville.gatineau.qc.ca/portail/default.aspx?p=transport_voirie/nids_poule

[v] Source : Ville de Sherbrooke – données du 4 mai 2017

[vi] Source : Portail Edmonton https://www.edmonton.ca/transportation/report_requests/pothole-damage-claims.aspx

 Un article gracieusement soumis à loco-mobile.ca par OK Pneus.

 

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